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Conte saphirin
Il y avait une fois, dans un orient lointain, un petit pays qui
vivait en ordre et en harmonie ; chacun à sa place jouant le rôle pour lequel il
était fait, pour le plus grand bien de tous.
Agriculteurs, artisans, ouvriers, commerçants n'avaient qu'une
ambition, qu'un souci : faire leur travail de leur mieux, et cela en vue de leur
propre intérêt; d'abord parce qu'ayant choisi librement leur occupation elle
était conforme à leur nature et leur plaisait, ensuite parce qu'ils savaient que
tout bon travail trouvait sa juste rémunération leur permettant à eux, leurs
femmes et leurs enfants, cette vie calme et paisible, sans luxe inutile, mais
avec u
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Myself and My Creed
I belong to no nation, no civilisation, no society, no race, but
to the Divine.
I obey no master, no ruler, no law, no social convention, but
the Divine.
To Him I have surrendered all, will, life and self; for Him I am
ready to give all my blood, drop by drop, if such is His Will, with complete joy;
and nothing in His service can be sacrifice, for all is perfect delight.
Japan, February 1920
Je n'appartiens à aucune nation, aucune civilisation, aucune
société, aucune race, mais au Divin.
Je n'obéis à aucun maître, aucun souverain, aucune loi, aucune
convention sociale, mais au Divin.
À Lui, j'ai tou
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48-construire et détruire.htm
ONZE
Construire et détruire
Enfants, vous savez tous ce qu'est construire et détruire.
Le guerrier, l'arme à la main, part pour détruire.
Le constructeur dresse des plans, creuse des fondations; et les
mains laborieuses des hommes bâtissent la ferme pour le paysan ou le palais pour
le prince.
Mieux vaut construire que démolir, et cependant détruire est
parfois nécessaire.
Vous, enfants, qui avez des bras et des mains solides,
construirez-vous seulement? Ne détruirez-vous jamais? Et si vous le faites, que
détruirez-vous?
Écoutez ce récit de la légende hindoue :
Un nouveau-né était étendu sous un bosquet d'arbres. Vous
p
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QUATRE
Compter sur soi
Parmi les anciens Arabes, Hatim Taï avait une grande réputation
pour la générosité de ses dons et de ses aumônes.
— "Avez-vous jamais rencontré quelqu'un de meilleur que vous?"
lui demandèrent une fois ses amis.
— "Oui", répondit Hatim Taï.
— "Qui était-ce?"
— "Un jour j'avais fait immoler quarante chameaux, pour offrir
un festin à tous ceux qui voudraient venir y prendre part. Puis je partis avec
plusieurs chefs pour inviter au loin des convives. En route nous trouvâmes un
bûcheron qui venait de couper un fagot d'épines; car tel était son gagne-pain.
Le voyant pauvre, je lui demandai pourquoi il ne se rendai
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SEPT
Prudence
— "Bien tiré!" cria-t-on lorsque le jeune Hindou eut décoché sa
flèche et atteint le but.
— "Oui, dit quelqu'un, mais il fait grand jour. L'archer peut
viser. Il n'est pas aussi adroit que Dasharatha."
— "Et que fait donc Dasharatha?"
— "Il est shabda-bhédi."
— "Qu'est-ceci?"
— "Il vise à l'aide du bruit."
— "Que voulez-vous dire?"
— "Eh bien, il peut tirer dans l'obscurité. Il s'en va la nuit
dans la jungle et écoute; et ayant jugé, par le bruit d'ailes ou de pas, à quel
gibier il a affaire, il fait voler sa flèche et l'atteint aussi sûrement que
s'il avait tiré en plein jour."
Ainsi la réputation de D
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DEUX
Courage
Vous tombez à l'eau. La grande masse humide ne vous intimide
pas. Vous jouez des bras et des jambes, reconnaissant au professeur qui vous
apprit à nager. Vous attaquez la vague. Vous échappez. Vous avez été brave.
Vous êtes endormi. Au feu ! Le cri d'alarme vous a éveillé. Vous
sautez du lit et voyez la rouge lueur de l'incendie. Vous n'êtes pas frappé
d'une peur mortelle. Vous courez à travers la fumée, les étincelles, les
flammes, et vous vous sauvez : ceci est du courage.
J'ai été dans une école d'enfants, en Angleterre, il y a quelque
temps. Les petits écoliers avaient de trois à sept ans. Il y avait des filles et
des garçons. Ils étaie
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06-les rêves.htm
Les rêves
À première vue on pourrait croire que ce sujet des rêves est
tout à fait contingent; cette activité paraît, en général, bien peu importante
en comparaison de celle de notre état de veille.
Nous allons voir, en regardant la question d'un peu plus près,
qu'il n'en est rien.
Souvenons-nous tout d'abord que plus d'un tiers de notre
existence se passe à dormir et que, par suite, ce temps consacré au sommeil
physique mérite bien notre attention.
J'ai dit sommeil physique, car nous aurions tort de croire que
notre être tout entier dort quand notre corps est endormi.
Des travaux basés sur des expériences faites avec toute la
rigueur des méthodes sci
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17-de la pensée - introduction.htm
Troisième Partie
Entre 1911 et 1913, la Mère fit un certain nombre de causeries
à différents groupes parisiens. Deux de ces causeries "De la
Pensée" et "Les Rêves" figurent dans la première partie. Parfois, la même causerie était faite à deux groupes, ou davantage,
avec les variations adéquates. Additions et variantes sont données ici dans des notes.
Le premier texte figurant dans cette partie est celui d'une
note trouvée dans les manuscrits de la Mère.
Ce qui vous parle en ce moment est un fidèle serviteur
du Divin.
De tout temps, depuis les débuts de la terre, en fidèle
serviteur du Divin, il y a parlé au nom de son Maître. Et
t
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SEIZE
Sympathie
Quand est-ce que le chagrin accompagne le chagrin?
Quand un cœur l'éprouve et que notre cœur l'éprouve en même
temps.
Douryodhana, le guerrier fameux, tomba dans la plaine de
Kurukshétra, et ses amis furent si affligés, que lors- qu'il fut couché sur le
sol et mourut, toute la nature parut en désordre. Des êtres sans tête mais avec
beaucoup de bras et de jambes, dansèrent des danses affreuses sur la terre.
L'eau des lacs et des puits fut changée en sang. Les rivières remontèrent vers
leurs sources au lieu de descendre. Les femmes avaient l'apparence des hommes,
et les hommes celle des femmes.
Le poète nous enseigne ici que la souff
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Le 18 juin 1912
LE POUVOIR DES MOTS
Il me semble oiseux d'attirer votre attention sur la quantité de
mots inutiles que l'on prononce tous les jours; c'est un mal connu de tous
quoique bien peu songent à y porter remède.
Mais il est quantité d'autres mots que l'on prononce
inutilement. C'est-à-dire que nous avons maintes fois, dans une journée,
l'occasion, tout en prononçant un mot ou un autre, d'exprimer un vœu profitable,
si toutefois nous savons mettre derrière les mots la pensée qui devrait s'y
trouver.
Mais que de fois nous perdons cette occasion d'attirer autour de
ceux que nous connaissons une atmosphère mentale bienfaisante et de les a